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Le silence des braseros / Miguël LECOMTE
Flippant, déroutant et tellement intrigant ! Mais finalement, une très belle expérience. Autant dire les choses clairement : ce roman m'a retourné le cerveau et ça n'est pas exagéré du tout ! Merci aux Editions Sharon Kena pour leur confiance et pour m'avoir fait sortir de ma zone de confort comme jamais. Quelle expérience livresque qui a mis à mal mon esprit assez cartésien !
1986 : Une famille - le père, la mère et leur jeune fils - qui quitte tout pour démarrer une nouvelle vie à Greenwich Village. 2002 : Bien des années après, alors que la famille s'est agrandie, des choses étranges style Poltergeist surviennent et un événement tragique frappe la famille. 2010 : l'histoire - telle qu'elle va nous accompagner jusqu'à la fin - commence avec une intrigue encore plus intrigante qui se profile et se développe. Voilà pour ce qu'il en est d'un bref aperçu de ce roman qui m'a donné des sueurs froides sur bien des aspects. Bienvenue dans un univers où l'inimaginable pourrait bien se réaliser et où la noirceur de l’âme humaine pourrait impacter un monde qui n'aurait plus rien d'idéal !
"Les gens qui nous quittent restent à jamais dans nos cœurs ; c'est à cet endroit qu'il faut les chercher pour trouver la paix. Leur dernière volonté est notre bonheur à venir, et le souvenir de leur visage souriant nous donne de la force, présageant le vœu que nous nous retrouverons peut-être... un jour"
Je dois être honnête, j'avoue que j'ai eu un peu de mal avec la lecture d'une partie de ce roman qui m'attirait vraiment mais dont je pense avoir mal évalué le contenu réel basé sur un incroyable stratagème très sombre et sur une folie à la limite du fanatique. A plus d'une reprise je me suis fait peur au point que je n'ai plus pu lire ce livre avant de dormir le soir... et pourtant je ne suis pas quelqu'un qui a peur facilement.
"Quoi que l'homme en pense, la terre ne lui appartient pas. Il est redevable et minuscule"
Le contexte de la première partie de l'histoire est vraiment étrange avec toute une partie qui m'a laissée dans le flou le plus total quant à la direction dans laquelle voulait m'emmener l'auteur. Il n'y a pourtant pas énormément de personnages mais je pense que la temporalité narrative m'a un peu décontenancée. Et puis je ne maîtrise pas du tout ce genre auquel je ne m'attendais pas. Au final, de manière assez peu commune, l'auteur posait simplement les bases de son histoire, ni plus ni moins.
Je ne vais pas m'attarder de trop sur les personnages puisqu'il y a un fort risque de spoiler mais quelle imagination dont a fait preuve l'auteur pour en imaginer certains et pour gérer une telle diversité. On pourrait s'attendre à quelque chose de classique mais pas du tout. Certains représentent le Bien, d'autres le Mal et la lectrice que je suis s'est retrouvée un peu malmenée, prise entre ces deux entités totalement opposées qui jalonnent le roman, faisant parfois naître le doute en moi sur leur réel rôle.
« Le temps n’est pas Dieu, le temps est humain »
Pour qui n'est pas rompu à ce genre de lecture, comme moi, il faut vraiment un certain temps d'adaptation pour appréhender des notions qui ne conviennent peut-être pas à tout le monde. Celle de suspense n'est pas traitée comme on pourrait s'y attendre car elle se présente sous une forme qui côtoie le paranormal, le scientifique et l'apocalyptique. Autant dire, des aspects littéraires auxquels je ne m'étais pas préparée.
De même que celle de romance annoncée, n'a rien de comparable à la contemporaine à laquelle je suis habituée. D'ailleurs, je suis assez surprise que ce soit un thème mis en avant car, personnellement, vu le peu de développement dans l'histoire, je n'ai pas été convaincue plus que ça. Hormis le fait que ça puisse servir, effectivement, l'issue du récit.
L'histoire est super bien écrite – avec une narration à la 3ème personne -, j'ai adoré le style de cet auteur. Franchement, c'est un très gros point positif en ce qui me concerne parce que lorsqu'on plonge dans un tel univers, dirigé par l'orgueil et la suffisance d'un seul homme, il vaut mieux. Et quel talent pour imaginer un tel scénario et pour l’étoffer de tant de détails si bien associés les uns aux autres !
"Je suis tout et je ne suis rien, infiniment grand comme infiniment petit. Je suis un rêve et une réalité"
Même si je ressors convaincue par cette histoire et par le talent de son auteur, il y a quand même un point qui m'a énormément dérangée : la longueur inégale des chapitres qui pour certains faisaient presque 70 pages - 2 chapitres il me semble -. Dans un univers littéraire tel que celui-là, c'est une très grosse prise de risque lorsque des novices, comme moi, se plongent dedans. Ma lecture s'est donc trouvée impactée dans le temps et mon ressenti, pendant un temps, probablement aussi.
Je dois reconnaître que, jusqu'à la moitié de l'histoire, j'ai été prise d'un grand doute quant à la poursuite de cette lecture. Je n'avais pas saisi les codes mis en place par l'auteur - qui sont peut-être habituels dans ce genre - et ça perturbait ma découverte de ce roman mais aussi ma réflexion de lectrice qui n'est probablement pas en mesure de s'adapter à tous les genres. Mais au final, une fois tous les éléments en main, je suis ressortie assez fière d’avoir mené l’histoire à son terme et d’en avoir saisi le sens malgré un début un peu compliqué.
« La réalité… qui peut prétendre savoir ce qui est réel de ce qui ne l’est pas ? Qu’est-ce que le réel ? »
Lorsqu'on termine ce roman, une fois toutes les pièces du puzzle dévoilées, tout se met clairement en place et on ne peut que saluer l'ingéniosité de l'ensemble qui force à réfléchir sur pas mal de sujets soulevés par l'auteur. Le flou qui s'était insinué laisse place à une belle évidence et cohérence - même si certains aspects resteront un mystère pour moi - et l'histoire prend vraiment tout son sens, surtout avec un final tel que celui qui nous attend. Comme on dit "mieux vaut tard que jamais".
« Lorsque l’homme aura coupé le dernier arbre, pollué la dernière goutte d’eau, tué le dernier animal et pêché le dernier poisson, alors il se rendra compte que l’argent n’est pas comestible »
C’est donc avec une lecture plus que particulière que j’ai repoussé mes limites de lectrice et je suis vraiment ravie de l’avoir fait même si c’était de manière si extrême. Alors non mon avis n’est pas parfait mais trop confortablement installée dans un genre depuis de nombreuses années, « Le silence des braseros » m’a permis de découvrir toute autre chose et de me mettre à l’épreuve pour voir jusqu’à quel point je pouvais me plonger, sans préparation, dans l’inconnu. Si vous voulez changer vos habitudes, vous essayer à un tout autre univers et que l’inconnu et le sombre ne vous font pas peur, alors je vous recommande ce roman qui sort de mes sentiers battus et qui sortira peut-être aussi des vôtres pour une expérience inédite et mémorable. Alors très belle lecture !
La petite Mousotte / Véronique VAUCLAIRE
"Seul le silence est meurtrier". En une seule phrase, le sens de la vie peut être totalement remis en question et nos certitudes mises à mal. Et lorsqu'on prend de pleine face ce terrible constat, c'est d'une lecture bouleversante que l'on ressort. Merci Véronique VAUCLAIRE pour ce moment d'échange mémorable et pour m'avoir si bien présenté "La petite Mousotte" que je n'étais pas amenée à découvrir si ce n'est au hasard d'une rencontre fortuite qui restera dans ma mémoire.
Comme toute lectrice un peu accro aux livres, mes virées shopping ne sauraient se terminer sans un passage en librairie. Pas nécessairement pour acheter, juste pour voir - soyons honnête, je sors rarement les mains vides -. Mais ce samedi de juin 2024, j'étais loin de m'imaginer faire une telle rencontre, celle qui m'a permis de croiser la route de Véronique VAUCLAIRE et de "La petite Mousotte". Et de repartir avec elle, seulement elle pour lui consacrer quelques heures de mon temps, attention si grandement méritée une fois le livre refermé. Quel moment de lecture intense !
"La petite Mousotte" c'est une immersion totale dans le quotidien de Léna que l'on va suivre sur plusieurs années, quotidien qu'elle va revivre depuis son enfance, en flashbacks, le jour de ses 55 ans, jour où, sur une simple décision, sa vie pourrait prendre une autre direction... Un récit dur et poignant, qui met des mots sur des maux trop souvent ignorés et dévastateurs. L'être humain n'est pas fait pour se construire dans la douleur et pourtant l'histoire de Léna - et de son petit frère Antoine - est la représentation même qu'au jeu de la vie, les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde et que les armes pour gagner sont réparties de manière très inégale.
C'est dans un récit court et très narratif que le monde de Léna et de son petit frère Antoine est partagé entre la violence destructrice d'une relation parentale dénuée de tout amour maternel et la douceur salutaire de grands-parents aimants qui offrent - le temps de quelques moments de répit - une bouffée d'oxygène à deux êtres qui ne sont pas nés au bon moment et dans la bonne famille. On ne naît pas parent, on apprend à le devenir… ou pas…
« Il doit être magicien, Papi, pour savoir toutes ces choses-là ! Léna, il l’appelle « la petite Mousotte » parce qu’elle lui rappelle ces petites souris promptes à s’enfuir et à se dissimuler dès qu’elles ont peur, discrètes jusqu’à s’effacer »
C'est un écrit assez inhabituel, sous un format condensé mais tellement criant d'authenticité et d'émotions, qui traite de sujets particulièrement douloureux et ô combien tabous dans une société où seule l'opinion et le regard des autres a d'importance ; encore plus à l'époque à laquelle le récit débute.
« Tout ne se résumera jamais qu’à ces deux petites phrases d’importance. Que penseront les autres ? Que diront les gens ? »
Je suis toujours très sensible à la notion de psychologie dans mes lectures sauf que le contexte est ici totalement différent. Pas de romance, pas de "toute ressemblance avec des personnes ayant existé est fortuite", pas de pure fiction qui donne froid dans le dos et serre le cœur. Rien de tout ça car on ne peut ignorer que ce que l'auteure partage au travers de ces mots et d'une trame soigneusement choisis n'est que le reflet d'un quotidien trop souvent vécu dans l'isolement, dans la violence des mots et des actes et dans la peur considérés, à tort, comme mérités.
Ce roman nous montre, avec une plume de très grande qualité, le processus de l'emprise psychologique subie, au fil des années, par une personne depuis son plus jeune âge et les conséquences sur sa construction en tant qu'adulte et parent en devenir à son tour. Et le schéma d'une vie qui n'a que deux options : s'en sortir pour ne plus subir et ne pas reproduire les traumatismes endurés ou malheureusement rester enfermé dans un cercle puissant qui telle une toile se renforce jusqu'à devenir indestructible.
« Que peut-il y avoir de pire comme condamnation que le regard de l’enfant plongé dans le sien quand les coups s’abattent ? »
Je dis souvent que certaines histoires, au travers de la force des mots, sont vécues plus qu'elles ne sont lues. Et "La petite Mousotte" fait partie de celles-là tant l'immersion est intense, tant les sentiments dévastateurs nous percutent au fil des pages et tant on aimerait être cette main tendue envers des personnages qui ne peuvent laisser indifférents. Malheureusement, la lecture se déroule dans une impuissance à pouvoir laisser les émotions de côté et à rester totalement insensible. Et on ne ressort pas vraiment indemne d'une telle parenthèse littéraire.
L'auteure a choisi un enchaînement rapide apportant un rythme soutenu qui nous maintient spectatrice impuissante d'un véritable combat contre la force malsaine de l'autre, le bourreau et contre soi-même, la victime, comme pour mettre en lumière l'absence de répit dans la maltraitance physique et émotionnelle qui a jalonné la vie de Léna. Le style est incisif et terriblement percutant, l'écriture directe et sans fioritures, ce qui donne un résultat final très réussi.
Dans ce roman, la force des sentiments est vraiment au cœur de l'histoire et pose réellement les bases d'une vie qui va se révéler si douloureusement chaotique. Il y a une telle opposition entre l'amour de Mamie et Papi et celui inexistant de La Mère - simple enveloppe corporelle ayant donné la vie - que les évènement traversés sont touchants mais de manière tellement différente. L'émotion et la colère sont trop souvent en conflits jusqu'à ce que l'un prenne l'ascendant sur l'autre et nous laisse envisager une fin inéluctable, où le mal triomphera sur le bien.
« Une Mamie qu’on aurait tellement aimé avoir pour maman »
Et c'est justement une fin atypique à quatre choix, laissée au libre jugement de la lectrice/du lecteur, que l'auteure a imaginée. La facilité aurait voulu que le premier soit une fin unique pour qui se plonge dans l'histoire, comme une délivrance après tant de souffrance.
Mais ce sont trois autres choix qui nous sont proposés et j'avoue que, de manière logique, c'est le dernier qui m'a conquise (même si j'aurais bien pris un peu du précédent) ; nous donnant la main sur ce que nous voulons de mieux pour Léna et pour, de manière un peu égoïste probablement, adoucir nos émotions finales.
Ce roman, pourtant en narration externe, sur lequel je ne me serais probablement pas arrêtée sans cette rencontre avec l'auteure, est une réelle belle découverte qui interpelle et qui donne à réfléchir. Si vous aimez les récits courts, directs qui vont à l'essentiel et dans lesquels les émotions sont au rendez-vous pour vous faire vibrer à chaque page, je vous conseille vraiment de vous plonger dans celui-là. Alors très belle lecture !
Le guide "Comment épouser un milliardaire ?" / Tara JONES
"Ceci n'est pas un guide pour les faibles de cœur, de corps et d'esprit"
Comment épouser un milliardaire ?... ou comment perdre ses illusions que cela puisse arriver un jour... avec ou sans préparation, tellement la tâche s’annonce longue et périlleuse. Tara JONES ou plutôt son alter ego littéraire Cruella d'Enfer, pigiste et fauchée, a l'art de l'écriture pour nous faire garder les pieds sur terre avec son guide tout juste paru et qui se lit tellement facilement, avec délectation. Et cette couverture que je suis heureuse de découvrir puisqu'elle avait été soumise au choix des lectrices et que j'avais choisie.
Inspiré de faits réels ayant été vécus ? Désirs secrets inavoués ? L'histoire ne nous le dit pas mais c'est très bien analysé, avec une pointe de sarcasme, une belle touche d'humour et une sacrée dose de réalisme - du moins de ce qu'on peut imaginer - sur ce monde très fermé et select des hommes très très fortunés.
En deux tests de compétence, vous saurez si vous êtes compatible ou non avec l'un de ces bellâtres qui se cache peut-être tout près de chez vous et qui n'attend que vous pour briller encore un peu plus. Et si vous n'êtes pas compatible, comme moi, vous saurez relativiser puisque ce monde n'est définitivement pas fait pour nous et pour ma part, heureusement !
"Si le milliardaire n'est pas fait pour toi, c'est que ton bonheur se trouve ailleurs !"
Mais si vous êtes compatible, le plus dur reste à venir pour vous car le chemin est long jusqu'à une éventuelle happy ending. Vous pouvez compter sur Cruella d'Enfer et son franc parler pour :
- tester vos aptitudes et votre motivation à intégrer un monde de bling-bling et de paillettes,
- vous aider à repérer la bonne cible parmi une liste de 10 types de milliardaires tous aussi différents les uns que les autres - avantages et inconvénients à l'appui - ; liste non exhaustive bien sûr !,
- révéler votre vraie nature pour éviter le faux pas et vous transformer, telle Cendrillon, avec ses conseils de styles ciblés pour mettre toutes les chances de votre côté,
- vous dévoiler les coins les plus probables et les plus select de la planète où trouver votre âme sœur à 13 chiffres,
- partager avec vous quelques histoires littéraires, un peu particulières, d'héroïnes qui sont parvenues à séduire divers milliardaires,
- vous fournir une check-list indispensable, à respecter impérativement à la lettre,
- vous coacher telle une Nadine de Rotschild pour que le premier rendez-vous reste mémorable et sans aucune fausse note et que la suite ne soit qu'un long fleuve tranquille,
- vous prouver par A + B que oui les belles histoires d'amour existent, même après une rencontre des plus inattendue,
- vous donner les clés de la réussite pour parvenir à ce que le jour J ultime arrive mais aussi pour entretenir la flamme sur le long cours.
Attention : la vie auprès d'un milliardaire n'est pas simple, elle n'est pas à la portée de chacune et surtout, elle se mérite. Il faut respecter toutes les étapes de ce laborieux parcours, sans n'en sauter aucune.
"Chez le milliardaire comme chez Flunch, l'erreur à ne surtout pas commettre, c'est de vouloir tout mettre dans son assiette ! Tu dois faire ton choix : un seul plat à la fois ou gare à l'indigestion"
Cruella est ce qu'elle est mais on ne peut lui enlever que c'est un guide vraiment complet, qu'elle a créé avec brio, dans lequel rien n'est oublié, qui analyse parfaitement comment atteindre des sphères amoureuses à 13 chiffres. Une excellente préparation pour toute romantique qui pourrait penser que c'est facile et pourtant... avec les milliardaires rien n'est évident.
"Essayer d'adapter une paire de jeans taille 36 à un sumo, c'est comme vouloir cuire un steak saignant sur un volcan en éruption"
Sous la plume de cette auteure, c'est un écrit d'un genre complètement décalé et un peu loufoque que l'on découvre sans trop savoir à quoi s'attendre. Le luxe et l'extravagance se côtoient sans aucune langue de bois, ni tabou.
Franchement, j'ai adoré cette lecture complètement inattendue mais vraiment plus que sympa. J'ai beaucoup ri et souris au fil des pages et chapitres qui regorgent de phrases tellement bien trouvées, de situations cocasses qu'on essaie d'imaginer, de références en tout genre qui illustrent parfaitement certains points et surtout de tous ces mots que Cruella manie avec tellement de talent pour une lecture si bien rythmée qu'on ne s'ennuie pas un instant.
"Si tu veux pêcher un requin blanc, tu dois lâcher quelques sardines !"
Si vous connaissez la plume de Tara, avec ses précédents romans, vous serez incontestablement surprise par cette prise de risque ô combien osée mais terriblement réussie. Sa saga "Unité Spéciale" compte des membres très sexys mais qui n'ont rien de milliardaires - où je ne suis pas au courant -. Avec ce guide, elle s'essaie à toute autre chose et c'est, pour moi, un pari gagné !
Vous êtes-vous déjà demandé ce que serait votre vie auprès d'un milliardaire ? Quelle que soit la réponse, découvrez votre compatibilité ou non grâce à ce guide que je vous conseille de vous procurer sans délai. La surprise sera certainement au bout de cette lecture ! Je n’attends qu’une chose : qu’il paraisse en format papier pour rejoindre les autres titres de l’auteure dans ma bibliothèque. Alors belle découverte !
Love me now - Slave of one night #3 / Fanfan DEKDES
Comment est-il possible de condenser autant d'émotions si fortes, si incontrôlables et si destructrices dans un tome tellement attendu et inattendu à la fois ?
Je l'ignore mais ce dont je suis sûre c'est que Fanfan DEKDES, avec le 3ème tome de sa saga SOON "Love me now" signe là l'écrit le plus poignant que j'ai eu à lire sous sa plume.
Et je ne sais pas si je ne vais pas être obligée de la blacklister au motif de "briseuse d'illusions". Merci infiniment Fanfan pour l’envoi de ce roman que je ne suis pas prête à oublier et qui dépasse largement le coup de cœur !
Beaucoup de lectrices comme moi, après Tray/Lisa & Colas/Sophie attendaient l'histoire de Noah et Méline avec tellement d'impatience et je pense que nous sommes toutes tombées de haut en refermant leur histoire. Et ça fait mal, très mal !
Pour rappel, Noah - de son vrai prénom Nathanael - est le batteur des Slave of one night, groupe de rock lillois mondialement connu, qui vit à Los Angeles. Mais Noah c'est aussi l'histoire d'un énorme crush qui l'a frappé le jour où il a rencontré Méline, meilleure amie de Lisa et propriétaire de Pic ‘Assiette, traiteur à Lille.
« Je ne désespère pas de me faire aimer de Méline un jour »
Lorsque Méline, à l'occasion des fêtes de fin d'année, vient renforcer les équipes de Lisa, à Los Angeles, Noah qui ne s’attend pas à la voir retrouve la résistance persistante de la jeune femme mais aussi le côté piquant de leur relation et plus si affinités... ou pas. Une lecture qui n’est pas de tout repos dans tous les sens du terme !
« Aucune hésitation. Aucune timidité. Seulement l’assurance qu’il n’existe pas d’autre issue possible »
Allons droit au but : ce tome était clairement attendu mais son contenu pas du tout ! En tout cas, pas par moi qui suis ressortie dévastée par ce que j'ai lu - et je n'exagère pas pour le buzz -. Lisez-le et on en reparlera.
Dans les précédents tomes, l'auteure invitait déjà des thèmes forts mais là, j'ai vraiment eu l'impression qu'elle avait donné encore plus, avec des thèmes plus sensibles et plus poignants qui ne peuvent pas laisser insensible, ni indifférente. D'où la chute émotionnelle qui vient doucement dans le sens où le cœur se sert petit à petit, au fil des révélations, au fil des espoirs, au fil de tout ce qui compose cette histoire et auquel je n’étais pas préparée.
"Love me now" ce n'est pas un roman dans lequel on rencontre les tensions habituelles, au sens auquel nous sommes habituées. Mais des tensions intérieures, émotionnelles et affectives engendrées par deux parcours de vie malmenés de la plus terrible des manières et soigneusement cachés sous des comportements de façade. Et un sentiment que, de mémoire, je n’ai jamais ressenti en 8 ans de lecture de ce genre littéraire, qui ne m’a pas quittée d’un bout à l’autre de l’histoire ; s’accentuant si intensément par moment.
« Je virevolte, je butine mais jamais je ne me pose. Jamais mes ailes ne cessent de battre. De peur de ne plus savoir comment m’envoler »
Retrouver Noah si taquin et pourtant si agaçant a été un moment tellement fort lorsqu’il tombe le masque révélant une sensibilité et une passion qui étaient impossible à mesurer jusque-là. Avant d’être un batteur talentueux et un membre indissociable des SOON, il n’est qu’un homme dont le passé révélé, le rend si attachant lorsque ses failles sont mises à nues. Et lorsque l’une de ses failles s’appelle Méline, on ne peut qu’oublier tous ses petits défauts.
« J’ai depuis longtemps séparé les sentiments et le sexe. Et pourtant, avec Méline, l’acte paraît indissociable »
Méline, ah Méline ! Dans les précédents tomes il était impossible de la voir avec le même regard que celui qui nous accompagne dans cette histoire qui la révèle forte et pourtant si fragile à la fois. Mais attention aux apparences parfois soigneusement mises en scène au-delà desquelles certaines personnes pourraient avoir envie de s’aventurer, n’est-ce pas Noah ? De tous les personnages féminins, c‘est sans nul doute possible, pour moi, la plus mise à l’épreuve. Et forcément, comme ne pas adhérer à ce qu’elle est, à ce qu’elle dégage et à cette évolution qui s’opère sous nos yeux, au contact de celui qui n’est que tendresse, confiance et passion.
« Elle se débat avec ses limites, érigeant des barricades tellement hautes qu’il faudrait des années pour pouvoir les escalader. Qu’est-ce que je n’ai pas, bon sang ? »
« Love me now » c’est le choix de Fanfan d’ancrer son histoire dans une réalité qui heurte par le poids des mots, par la véracité de certaines scènes qu’on aimerait ignorer - et qui m’ont malmenée - et par la force de sentiments qu’on aimerait suffisante pour se relever d’épreuves sans jamais retomber. Mais la vie est rarement un long fleuve tranquille et c’est ce qu’elle nous démontre au travers de ses personnages ; même si on doit laisser un bout de notre cœur et de notre âme dès le mot FIN posé.
Ce 3ème tome des SOON, ce sont les retrouvailles avec les personnages emblématiques qui sont indispensables, soutien sans faille en toutes circonstances, auxquels viennent s’ajouter ceux que l’on n’attendait pas mais qui, tel un ciment, viennent renforcer la notion de famille de cœur, à défaut de la famille de sang. La cohérence de l’ensemble de cette histoire est indéniable sachant que toutes les portes ouvertes ont été refermées ; Fanfan n’ayant rien laissé au hasard. Et même si entre l’espoir et le désespoir la ligne est quasi invisible, et que ça n’est jamais agréable, on ne peut nier l’authenticité de l’ensemble de ce roman. Oui, il est authentique !
Mais « Love me now » c’est aussi énormément de tendresse, ce qui m’a vraiment frappée – même moi qui déteste les surnoms j’ai trouvé celui de Méline tellement adorable et approprié - et une jolie dose d’humour qui fait du bien. Et ce sont deux éléments plus que nécessaires voire essentiels pour atténuer des thèmes abordés bien réels mais tellement forts.
« Tu fais un truc de travers et on fermera les yeux quand les filles mettront le grappin sur toi. Compris ? »
Je n’ai jamais caché, je le revendique même, que les histoires dans le monde de la musique ont une place toute particulière dans mes goûts de lectrice. Et cette saga des SOON, que je suis depuis ses débuts, arrive clairement en 1ère position (même si d’autres ne déméritent pas, bien sûr !).
L’auteure nous offre une plume de qualité, des personnages réalistes, des univers bien imaginés et bien travaillés et des playlists qui m’enchantent à chaque fois. Elle sait nous faire sourire voire franchement rire, nous faire pleurer, nous faire nous attacher à ses protagonistes, quels qu’ils soient, et surtout, en ce qui me concerne, elle m’empêche d’être une lectrice passive, dénuée de toutes émotions.
Alors oui, ce 3ème tome m’a bouleversée à un point que je n’aurais jamais pu imaginer. Mais la lecture a des ressources infinies, qui émergent directement de l’imagination de nos auteures préférées et Fanfan fait partie de ces plumes qui me correspondent totalement.
Même si j’aurais du mal à m’en remettre, finalement je vais la garder en bonne place dans mon cœur de lectrice et je vous la conseille vraiment, au travers de tous ses écrits qui m’ont conquise depuis que je la connais. Alors très belle découverte et n’hésitez pas à échanger avec elle !
Les couleurs de ton coeur / Marion LIBRO
Quel plaisir de pouvoir retrouver Marion LIBRO dans une histoire que j'avais suivie lors de sa participation au concours Fyctia "C'est un 10 mais..." et surtout de faire partie de ses partenaires occasionnelles pour ce titre. Merci Marion pour ta confiance
Quand j'ai débuté "Les couleurs de ton cœur" - exceptionnellement en numérique -, l'histoire me parlait mais sans savoir que je l'avais déjà découverte auparavant. Lorsque Marion m'a confirmé la participation au concours, j'ai compris le pourquoi du comment et ça m'a, en quelque sorte, rassurée de savoir que j'avais choisis une histoire déjà partiellement lue dans un autre contexte.
Dans ce roman, on rencontre Matteo, jeune peintre sans domicile fixe, qui tente de survivre grâce à son talent dans l'esquisse de paysages et de portraits d'inconnus croisés au détour des rues de Taormine, en Sicile. Et c'est en pratiquant son art qu'il est subjugué par Sofia, jeune femme de très bonne famille, stagiaire dans un musée, qu'il croise de manière rituelle chaque matin depuis plusieurs jours. Lorsque la jeune femme se rend compte qu'elle fait l'objet d'un portrait, la curiosité l'emporte, et plus pourquoi pas...
« La vie est trop courte pour ne pas la vivre pleinement… »
Mais dans le monde de Matteo les contes de fées et leur happy end n'existent pas, il n'y a aucune raison que Sofia soit celle qui changera le cours de sa vie. Et si sa vie avait décidé de le contredire avec quelques surprises - bonnes ou mauvaises - à la clé...
« Je n’ai déjà pas eu le droit à une enfance normale ni à une adolescence digne de ce nom… Je m’autorise alors à m’offrir une entrée dans la vie d’adulte sans fardeau »
Dans ce roman, on retrouve clairement la signature de Marion qui se caractérise par énormément de douceur, de bienveillance et de simplicité qui font du bien ; un peu à l'image de la jeune femme qu'elle me semble être. Et ceci, dès le départ puisque ses personnages ont chacun un parcours de vie qui a été malmené et pourtant on ne ressent pas de négativité dans leur rapport aux autres et dans leur manière d'appréhender leur vie. Bien au contraire.
On est sur deux personnages très jeunes, socialement opposés et pourtant l'alchimie est instantanée, peut-être trop pour les amatrices d'histoires qui prennent leur temps. On pourrait craindre, en découvrant Sofia, qu'elle illustre la petite fille riche bourrée de clichés, hautaine, prétentieuse, etc.. mais il n'en est rien. Et j'avoue qu’heureusement...
Bien au contraire, au travers de sa spontanéité et de son naturel, mon premier ressenti est qu'elle aime vraiment les gens et qu'elle n'est pas dans le jugement se basant sur le physique. Et ce trait de caractère est une vraie force dans cette histoire ; même si parfois j'aurais aimé qu'elle soit un tout petit peu moins lisse. Mais je peux, compte tenu du contexte, comprendre ce choix de l'auteure ; Sofia ayant subi un traumatisme récent important.
« J’ai cette impression qu’elle essaie de se persuader qu’elle est heureuse »
Face à elle, Matteo n'a rien du bad boy que sa situation sociale pourrait nous laisser penser. La passion pour la peinture qui l'anime et son passé qu'un prologue nous laisse supposer difficile n'auraient pas été cohérents avec un personnage différent que celui que l'on découvre.
Il fait partie de ces personnages masculins que l'on croise trop peu, avec une sensibilité, une réserve et une discrétion très touchantes. Meurtri par une enfance éprouvante, il est la représentation même du protagoniste qui garde en lui des meurtrissures importantes mais qui ne profite pas de sa situation passée de victime. Ses peurs et ses craintes qui jalonnent l'histoire sont légitimes et nécessaires pour cerner son personnage.
La relation qui naît, certes de manière un peu rapide, entre Sofia et Matteo sonne comme une évidence. Les moments de partage, de complicité s'apparentent à une quête vers une reconstruction émotionnelle que seul l'un peut apporter à l'autre et inversement. La force qui les pousse l'un vers l'autre est très bien mise en avant par l'auteure qui a choisi la douceur, plutôt que la précipitation ; ce qui est assez contradictoire avec l'impression de rapidité qui interpelle, sans qu'on ne puisse l'expliquer vraiment.
« J’ai l’impression de le connaître depuis toujours »
Dans ce roman, il y a assez peu de personnages ; ce qui permet d'accentuer la notion de sincérité des sentiments et de force des liens. Matteo, même s'il est peu entouré en nombre, l'est de manière qualitative par son meilleur ami Roméo et par une adorable mamie, qui a elle seule apporte une vraie légèreté lors de certains passages qui font sourire. Et en ce qui concerne Sofia, le schéma est identique puisque sa meilleure amie Alessia est cet essentiel nécessaire à son équilibre, qui lui permet de ne pas sombrer. Pour qui connaît la lectrice que je suis, s’il y a trop de personnages on peut vite me perdre donc là c’était parfait.
« Elle croit pas en l’amour, mais elle crois en toi…Et crois-moi, c’est ça l’amour »
Ce que j'ai apprécié dans cette histoire, c'est le processus de construction de la relation que, même s'il a été un peu vite à mon goût pour certains aspects, l'auteure a axé sur la confiance et l'absence de jugement ; valeurs qu'il est très difficile d'acquérir ou d'avoir de manière innée.
« Même s’il n’y a plus d’espoir, il y aura toujours une faible lumière qui brille »
L'auteure a inséré une belle part de psychologie modérée en abordant des thèmes forts comme les traumatismes psychologiques et émotionnels, le deuil, la confiance en soi, les différences sociales et leurs préjugés, le droit au bonheur lorsqu'il semble illégitime, etc... Et elle a, de la plus belle des manières, en toute pudeur et simplicité, abordé le difficile sujet de l'expression de nos émotions. J'ai trouvé cette partie de l'histoire terriblement poétique et tellement bien imaginée.
« Traverser une mauvaise période ne veut pas dire avoir une mauvaise vie »
Ce dernier roman de Marion nous permet de voir l’évolution de sa plume qui s’affirme et se renforce – même si quelques petites choses sans gravité m’ont interpellée - et j’avoue que c’est un vrai plaisir de pouvoir la suivre et la voir évoluer dans sa passion de l’écriture.
Et ce style de plume est vraiment très agréable à lire puisqu’elle nous permet de faire des pauses émotionnelles nécessaires, selon les genres qu’on lit, tout en nous proposant des histoires très bien construites, structurées et prenantes. Donc, je ne peux que vous conseiller de découvrir Marion Libro Auteure – si vous ne la connaissez que sous Marion Libro Chroniqueuse – car je suis certaine que vous l’aimerez tout autant. Alors très belle lecture !
Le mec du chalet / Emily JURIUS
Conquise ! La non passionnée de romance de Noël que je suis est conquise par la plume et la créativité d'Emily Jurius que je découvre avec ce roman qui marque le début de la saison de ce genre littéraire. Il ne m'a fallu que quelques heures pour dévorer cette romance hivernale et montagnarde, c'est dire si je l'ai aimée !
En cette période de fin d'année, Clara, talentueuse publicitaire a vraiment besoin de vacances pour se remettre du quotidien d'une vie de maman célibataire qu'elle mène à 100 à l'heure avec ses deux garnements de 10 et 8 ans qui doivent partir quelques jours chez leur père. Et quoi de mieux qu'une thalasso dans les Alpes suisses pour recharger les batteries. À elle le calme, la détente et les petits soins !
Mais c'est sans compter sur son ex qui met à mal ses plans en lui annonçant qu'il ne peut finalement pas accueillir Lucas et Andréas. Qu'importe, elle ne renoncera pas à ses projets, quitte à ternir son image de super maman !
Et la seule solution de secours, pour ne pas renoncer à son projet, c'est de les envoyer dans une colonie de vacances au cœur des montagnes suisses, dirigée par Joshua, trentenaire bourru qui n'aime pas les enfants et par Anna, sa sœur, qui approche du terme d'une grossesse de maman solo.
« Je ne veux plus me forcer. Si j’ai envie de râler, je râle. Point barre »
Fidèles à eux-mêmes, Lucas et Andreas bien décidés à faire comme s'ils étaient chez eux, vont transformer cette colonie en toute autre chose que ce à quoi Joshua a toujours été habitué. Et autant dire que ce montagnard pourtant rompu aux climats extrêmes va vivre une expérience qui n'est pas des plus agréables. Mais hors de question de se laisser pourrir la vie par deux terreurs. Quitte à devoir subir les foudres de leur mère qui n'écoute que son instinct maternel pour sortir sa progéniture des mains d'un abominable yeti des neiges. Lorsque les éléments climatiques se déchaînent, il n'y a pas que la tempête extérieure qui va se révéler difficile à affronter.
« Ces deux-là, ils pourraient être une pub pour la contraception à eux seuls. Qui voudrait enfanter des emmerdeurs pareils ? Ils me foudroient de leurs regards si semblables à celui de leur mère. Sur elle, c’est sexy, sur eux, c’est juste chiant »
J'ai adoré cette lecture et ce n'est pas peu dire. C'est peut-être parce que, à mon avis, ce n'est pas une romance de Noël ; les codes habituels n'étant pas présents.
On est sur une ambiance hivernale, avec comme décor une tempête en approche et un huis-clos plein de promesses. Et quelle richesse que cet écrit qui contient tout ce que j'aime : humour, tendresse, émotion, situations cocasses et répliques savoureuses, événements divers et variés. Bref, un rythme qui ne s'essouffle jamais et qui nous maintient accrochées d'un bout à l'autre.
« Cette femme est une véritable malédiction, et j’ai bien l’impression qu’elle va s’abattre sur moi »
Ce qui apporte beaucoup à cette histoire c'est la totale opposition qu'il y a entre Joshua et Clara qui n'ont pas grand-chose en commun. Et pourtant, ça matche au premier contact, ce que j'ai malheureusement trouvé un peu rapide à mon goût. Même si elle est bien présente, j'aurais aimé un peu plus de tension, que les choses soient moins simples.
« Ce type est juste beau. Je sais que c’est con, de mourir bouffée par des loups à cause d’un beau mec »
Dans cette histoire, vu le contexte, il y a peu de personnages et c'est un bon point pour l'auteure car on apprécie vraiment cette ambiance cosy qui permet de profiter pleinement de tout ce qui se passe.
L'écriture d'Emily est telle que j'ai pu ressentir chaque émotion, que j'ai beaucoup ri et souri notamment avec Clara et ses répliques ou pensées, que je me suis retrouvée agacée plus d'une fois par Lucas et Andréas que j'aurais bien aimé secouer un peu et que je me suis laissé toucher en plein cœur par le passé et la relation de Joshua et Anna.
« On dirait que ce mec à un quota de mots par jour et qu’il les économise au cas où il en manquerait »
Pour une première découverte de cette autrice, c'est une totale réussite même si j'aurais apprécié que certaines choses se déroulent autrement ou soient moins précipitées. Mais la romance est joliment mise en avant, le côté spicy est juste bien dosé et les personnages sont tellement attachants qu'on leur pardonne certaines faiblesses ou maladresses.
Si comme moi vous n'êtes pas une adepte des romances de Noël traditionnelles, "Le mec du chalet" est un très bon compromis pour entrer dans le mood "romances hivernales" sans tomber dans les clichés habituels. Cette histoire se lit simplement et très facilement et quel bon moment ! Alors très belle lecture !
L'as de coeur / Morgane MONCOMBLE
Bluffant ! Et déroutant ! Quel talent que celui de cette autrice dont on peut apprécier l'évolution de la plume, à chaque nouvelle sortie. Il est bien loin le temps de "Viens on s'aime' et quel plaisir !
C'est dans un univers un peu particulier et assez peu commun que Morgane a posé le décor de cette histoire pour laquelle j'avais tout de même quelques appréhensions. Ma crainte était vraiment que le thème des jeux - plus particulièrement du poker - prenne le dessus ; surtout lorsque, comme ici, il se joue en championnat du monde. Donc, pas la simple petite partie de poker entre potes !
Et quelle belle surprise que cette lecture qui m'a tenue concentrée d'un bout à l'autre tellement tout est prenant et surprenant. Et quels personnages surtout, autant les principaux que les secondaires ! Une belle bande qui illustre vraiment l'amitié avec une pointe d'humour et d'émotion.
Pour cerner l'histoire qui se déroule principalement à Las Vegas, le synopsis est parfait et il n'y a pas besoin d'en dire plus au risque de spoiler l'intégralité du roman. Ce qu'on peut dire sans prendre de risque c'est que, bien que le prologue donne le ton, il y a quand même une belle part de mystère autour du personnage de Levi. On connaît une faible partie des sentiments qui l'animent mais on est bien loin d'imaginer ce qui nous attend. Et pour Rose c'est un peu pareil puisqu'on ne sait que très peu de choses et son personnage reste très intrigant une bonne partie de l'histoire. Jusqu'à un plot-twist qu'il est impossible de voir arriver et modifie totalement le cours de l'histoire. Mais s'il n'y avait que ce retournement-là.
« Je suis celui qui vous détrônera, Levi IVANOVITCH. Souvenez-vous de mon nom »
Et non ! Car l'autrice ne s'est pas arrêtée en si bon chemin car toute la seconde partie de l'histoire est construite de manière à nous retourner le cerveau, nous faisant douter sur beaucoup de choses ou émettre des hypothèses qui ont peu de chances de se concrétiser. Elle maintient un climat avec lequel nos émotions sont malmenées et où on n'est plus sûre de rien.
« La seule chose qui pourrait potentiellement me distraire de mon objectif, c’est l’amour »
"L'as de cœur » n'est pas un roman policier mais il y a tout de même une belle intrigue, savamment ficelée et qui rythme l'ensemble faisant que j'ai eu du mal à lâcher le livre. Et même s'il y a un petit détail qui m'a interpellée, je dois reconnaître que l'on est sur une histoire très bien pensée, brillamment écrite et qui ne peut pas laisser indifférent. Et sa classification en romance psychologique est totalement justifiée.
« Seuls les lâches tentent d’étouffer les gens qu’ils considèrent comme supérieurs au lieu d’apprendre d’eux »
Tout au long de cette lecture, Morgane sait nous surprendre de manière très talentueuse, en renouvelant sa plume, en s'essayant à un univers risqué mais qu'elle sait mettre à notre portée, sans lourdeurs, et en signant là un écrit parfaitement aboutit qui nous permet d'apprécier l'évolution de son écriture qui gagne, encore plus, en maturité et qui est tellement agréable à lire.
« Je déteste me battre, parce qu’on ne sait jamais ce qui peut se passer quand on se bat »
L'association romance/intrigue est sans conteste maîtrisée et l'alternance des points de vue parfaitement appropriée à ce style d'histoire. Ce roman est également le moyen de mettre en avant les risques encourus par une addiction aux jeux d'argent quels qu'ils soient et c'était vraiment important que l'impasse ne soit pas faite dessus. C'est un très beau roman qui mérite l'engouement qui l'entoure et de tous les romans de Morgane, je trouve que celui-ci se démarque vraiment des autres car tellement imprévisible.
« Tomber dans l’addiction, c’est un peu comme tomber amoureux : on ne s’en rend compte qu’une fois qu’il est trop tard »
Je ressors totalement conquise par ce roman qui est un très beau coup de cœur tant dans l'écriture, dans la qualité des personnages et dans la richesse de l'histoire. Il n'était pas évident pour moi, compte tenu de l'univers, que cette lecture se termine sur une telle note, comme quoi il faut se laisser porter sans tenter de prévoir à l'avance. Très belle lecture !
Love and other words / Christina Lauren
Mais pourquoi n'ai-je pas découvert cette histoire plus tôt ? Pourtant parue fin 2019, ce n'est qu'en 2023 que je me suis plongée dedans ! Comme quoi je ne me précipite pas sur tout ce qui sort. Je voulais juger par moi-même si toute la hype autour de ce roman était justifiée, clairement oui - selon moi bien sûr -.
Si on aime les tropes friends-to-lovers, retrouvailles, seconde chance, avec une alternance passé/présent et sur un rythme très slow burn, "Love and other words" est sans nul doute le titre idéal. Hormis un petit détail qui m'a fait défaut - sans gravité -, je l'ai trouvé, en tous points, parfait ; au point de lui décerner un très beau coup de cœur.
Bien que l'idée de base n’ait rien d'innovant, c'est vraiment toute la richesse du contenu, la qualité des personnages et le contexte qui font la différence. Car on est vraiment sur une très belle histoire, tout en douceur et en tendresse et qui se dévore à une vitesse incroyable. Moi qui ne lis plus très vite, il ne m'a fallu que quelques heures - en me faisant quand même violence pour le poser - pour en connaître le fin mot. Oui, je voulais absolument comprendre pourquoi...
Forcément, avec des personnages aussi attachants que Macy & Eliott, je ne pouvais que succomber. Je ne suis pas arrivée à leur trouver ne serait-ce qu'un seul point négatif, c'est dire si je les ai aimés !
Elle, 27 ans, interne en pédiatrie, sur le point de se marier avec un homme de 15 ans son aîné et papa d'une fillette de 6 ans, et lui, 28 ans, en couple également, travaillant dans une association bénévole ont un passé d'adolescents très touchant en commun puisqu'ils étaient meilleurs amis, tous deux passionnés par la lecture.
Leur rencontre était une évidence, leur amitié aussi. Mais lorsque l'adolescence laisse place à d'autres sentiments, le risque est grand que l'innocence passée soit réduite à néant et que la vie sépare même ceux qui semblaient inséparables, sans un mot, sans même une explication.
« Je ne vivais pas sans lui. Je me contentais de survivre »
Et quand le destin décide, onze ans plus tard, de remettre ces deux anciennes âmes sœurs sur le même chemin, il se pourrait bien que les souffrances du passé - aussi douloureuses soient-elles - puissent être la clé qui déverrouillera les cœurs meurtris, trop longtemps emprisonnés.
« Hier, j’ai revu Eliott Petropoulos pour la première fois en presque onze ans et je me suis rendu compte que je suis toujours amoureuse de lui, et que je le resterai probablement à jamais »
Soyons clairs ! Cette histoire m'a retourné le cœur tellement elle m'a engloutie, au point d'avoir du mal à la lâcher pour ce qu'on appelle "le quotidien". C'est vrai que j'aime vraiment ce schéma enfants/amis que la vie va brusquement séparer pour une raison obscure sur laquelle la lumière va être faite, des années plus tard, grâce à l'alternance passé/présent. Pour qui connaît la lectrice que je suis, j'aime les histoires alternant deux parties de vie ; du moment que l'exercice est correctement réalisé. Et j'avoue qu'avec ce roman, j'ai été comblée car les enchaînements passé/présent sont tellement cohérents et se succèdent tellement bien les uns aux autres.
« Je n’ai jamais cessé de l’aimer. J’ai juste dû passer à autre chose »
La construction choisie par les autrices nous permet d'apprécier, sans précipitation, l'histoire qui naît sous nos yeux, de la voir se dérouler pour évoluer de la plus tendre des manières et de faire naître, en nous, de très beaux sentiments pour Macy et Eliott. Je ne vois pas comment il n'est pas possible de s'attacher à eux, à leurs histoire respectives comme à celle qui les lie, même lorsque l'incompréhension s'invite dans l'histoire.
Ce sont de très beaux personnages auxquels les autrices donnent vie de la plus belle des manière. Il n'y a pas une once d'animosité entre eux, bien au contraire. Leur relation est simple, autour d'une même passion ; ce qui est assez peu commun pour un protagoniste masculin. Mon côté fleur bleue y voit là une certaine notion de romantisme, car oui ce roman comporte une sacrée dose de romantisme et Eliott n'est pas étranger à ce sentiment.
« Mais il sera difficile pour moi de me contenter d’être ton ami, Macy »
J'ai vraiment aimé tout ce que les autrices nous offrent dans ce roman : une qualité de plume qui m'a enchantée - contrairement à certains de leurs autres titres -, des thèmes très touchants qui ne peuvent pas laisser insensible, un rythme avec lequel l'ennui ne s'installe jamais, de très belles scènes de complicité naturelle, une maturité appréciable tant dans le passé que dans le présent et de très beaux personnages secondaires sans qui l'histoire ne serait pas si complète, sans qui Macy et Eliott ne seraient pas ces personnages si vrais et si attachants. Même les révélations auxquelles je ne m'attendais pas ont fini de me convaincre et de me faire succomber.
« Si tu me laisses entrer dans ton univers, je peux faire en sorte que le reste ne compte plus »
Généralement, même si les titres sont souvent un critère de sélection accrocheur, je ne m'attarde pas plus que ça sur leur signification ou à savoir s'ils sont bien choisis. Mais là... "Love and other words" est tellement approprié, tellement doux et fort à la fois, il prend tout son sens au fil de la lecture dans laquelle il fait référence à une symbolique qui unit Macy & Eliott. Un seul mot peut caractériser ce titre : PARFAIT.
Avec ce roman, le duo Christina LAUREN a su me faire considérer, sous un autre angle, leur plume qui peut se révéler assez différente selon les écrits. Et en ce qui me concerne, c'est le principe de "ça passe ou ça casse". Cette fois-ci, la découverte s'est plus que bien passée et "Love and other words" arrive en tête de tous les titres que j'ai pu découvrir d'elles. Et logiquement, je ne peux que conseiller de les découvrir avec ce roman-là. Alors très belle lecture !
Les amoureux de Montmartre / Laurence CHEVALLIER
Dès que j’ai eu connaissance de la sortie de ce titre chez Hugo New Romance Poche, sa présence dans ma bibliothèque était évidente. Aussitôt acheté, aussitôt lu et c’est un immense coup de cœur que cette découverte !
C'est dans le sublime quartier parisien de la Butte Montmartre que Zoé, 36 ans et future maman, a déniché la perle qui va abriter sa nouvelle vie de maman solo après que son compagnon, qui ne peut assumer sa paternité, l'ait quittée au début de sa grossesse.
C'est lors d'une fausse alerte qu'elle va faire la connaissance de son seul et unique voisin de palier, Kaël, jeune acteur de films X, qui vient lui porter secours. Le beau ténébreux de seulement 25 ans, ne va pas hésiter à la soutenir et son inexpérience et sa maturité seront des atouts majeurs pour amorcer un début d'histoire à la hauteur des attentes et apporter beaucoup de simplicité à l'ensemble.
« Après avoir entendu mon médecin déclarer : « Le col ne montre aucun signe de dilatation », on peut considérer qu’on a passé un cap dans l’intimité, tu ne crois pas ? »
Cette histoire est incroyable, tellement bien imaginée, tellement bien écrite, tellement tout. Je me suis fondue dedans avec une facilité déconcertante, sans pouvoir la lâcher jusqu’à la fin. Et qu’est-ce que ça fait du bien !
L'écriture de l'autrice nous plonge dans une découverte de sentiments amoureux jusque-là méconnus de Zoé. En totale opposition avec une relation passée qui semblait toxique, celle que lui propose cet homme doux, attentionné, respectueux est tellement déstabilisante tant l'éveil à la sensualité qui s'en dégage est intense. Mais qui est beaucoup plus jeune qu’elle !
« Tu as dit « jeunot ». Qui dit ça ?
Les femmes de mon âge disent ça !
Les hommes de mon âge se moquent de ça ! »
Kaël est personnage envoûtant, magnétique, à la sensualité animale et qui dégage un charisme fou malgré son jeune âge. Il trouve en Zoé ce qu'il n'a jamais trouvé chez personne d'autre : la simplicité et le naturel. Bien loin des jeunes femmes de son âge, celle qui côtoie maturité et fragilité, l’éveille à des sentiments inattendus et inconnus mais tellement vrais et puissants. C'est tout en douceur que l'approche se fait, dans une ambiance très intimiste et sans trop de précipitation. La beauté des instants partagés est si bien décrite que ça procure un sentiment encore plus apaisant à la lecture.
« Zoé, sauras-tu me sortir mes ténèbres de l’esprit ? Hisse-moi vers la lumière, je t’en supplie »
Dans cette histoire, il y a une très belle symbolique initiée par Kaël - spoiler oblige je ne dirai rien - et j'ai trouvé ça tellement romantique et tellement fort puisqu’elle va bien au-delà de ce à quoi on peut s'attendre lorsqu'on connaît le contexte. Ça contrebalance avec l'univers dans lequel évolue Kaël et c'est vraiment bénéfique pour l'histoire. Même si...
Un des thèmes de cette romance est la différence d'âge qui peut diviser les uns et les autres. Mais sous la plume de l'autrice, celui-ci est magnifié de telle façon qu'on finit par l'oublier pour qu'il passe en second plan. Pour ne se consacrer qu'à la pureté de la relation.
De même que l’univers professionnel de Kaël aurait pu légitimement faire craindre un climat malaisant. Au final, ce qui est agréable à découvrir au fil des pages c'est que les mises en garde concernant certaines scènes ne concernent pas l'histoire principale. Il y a une sacrée différence, dans le comportement de Kaël, entre le côté intime de sa relation avec Zoé et le côté professionnel qui pourrait jeter le trouble dans les esprits lorsqu'on découvre le synopsis. La surprise est grande et très appréciable et c'est un sacré revers que subissent les préjugés légitimes qui auraient pu se faire ressentir.
« À quoi bon espérer mener une autre existence ? Les rêves ne sont que pour les chanceux »
Comme dans beaucoup de new romances, l'auteure aborde des thèmes forts et poignants. Celui qui touche Kaël l'est d'autant plus que, au-delà de l'homme, c'est l'enfant qui est atteint au plus profond de son cœur et de son âme par une maladie qui lui retire, petit à petit, la présence physique et émotionnelle de sa maman. La manière dont est traité ce sujet est très bien dosée, permettant de ne pas alourdir l’histoire, tout en parvenant, malgré tout, à ne pas nous laisser insensibles. Il en est de même pour le thème qui concerne Zoé dont le côté sombre ne peut qu’interpeller. D’autant plus lorsqu’il met en scène un plot twist de taille que je n’ai vraiment pas vu venir mais que j’ai tellement apprécié.
Dans ce roman, sur fond de décors parisiens subtilement choisis, plusieurs passages sont sublimement écrits et détaillés sans excès, véhiculant des émotions trop peu ressenties dans ce genre littéraire. Au travers de quelques anecdotes savamment placées - que je ne connaissais pas -, l'autrice fait là un très beau clin d'œil à ses personnages puisqu'elle nous renvoie, de manière pas totalement innocente, à leur relation. Plus romantique que ça, c'est impossible.
De même que c'est de la plus belle des manières qu’elle met en lumière ce très bel art qu'est la photographie. Au travers d'une scène sublime, où seule la douceur transparaît, elle se sert de celui-ci sans voyeurisme, ni vulgarité malaisante. La première idée que je me suis faite, de ces clichés si bien décrits, se porte sur la douceur et la beauté du style boudoir. Simple avis personnel, bien sûr !
Ce sont des personnages authentiques que l'autrice nous dépeint dans les parcours de ces âmes mises à mal, régis par des barrières imposées par la vie. L'émotion est très présente mais lorsque les doutes et les peurs s'invitent dans l'équation sentimentale, elle prend une toute autre saveur.
« Je sais que je n’ai pas le droit d’exiger autre chose de toi, mais… »
On se laisse prendre au piège des étreintes enivrantes, des mots délicatement susurrés et de la puissance des sentiments de ces cœurs qui se sont doucement capturés. Mais également au piège des éléments qui viennent instiller des tourments tant redoutés et qui, telle une tempête, balaient au passage nos émotions mises à mal, nos certitudes qui ne sont plus acquises et nos cœurs qui ne peuvent qu'accepter l'inévitable. Lorsque "savoir" et "voir" s'opposent pour mettre à mal cette histoire qui sort des sentiers battus, il est impossible d'exprimer correctement la force du ressenti.
Au-delà de la romance, de la douceur et de la sensualité qu’elle dégage, l’autrice a soigné ses personnages secondaires essentiels à l’équilibre de Zoé et Kaël. Eliott, Gina, Mattéo et Charlotte, pour les principaux, apportent une certaine légèreté à l’ensemble et illustrent parfaitement l’amitié et la famille. Ils sont notre source de rires et de sourires avec leurs échanges parfois sans filtre, sans tabous et dans des scènes cocasses ou attendrissantes. Je suis toujours très sensible aux personnages secondaires ; ceux-là sont vraiment parfaits.
« Ton voisin te dit qu’il est acteur porno et tu ne lui soutires pas tous les détails ? Mais qui es-tu ? »
Rares sont les lectures qui savent me surprendre et me séduire autant mais là l’autrice a créé un univers, une ambiance et des personnages à la hauteur de tout ce que j’aime. Je suis vraiment plus que conquise par « Les amoureux de Montmartre » qui vont rester longtemps dans mon esprit. J’espère pouvoir lire à nouveau cette autrice avec la même passion que cela a été le cas avec l’histoire de Zoé et Kaël que je ne peux que vous inciter à découvrir à votre tour. Surtout si vous aimez ce mélange de douceur, de sensualité et d’émotions brutes qu’on ne peut ignorer. Alors, très belle lecture !
Les dieux du campus #3 : Dante / Phoenix B. ASHER & F.V ESTYER
Jamais 2 sans 3 ! C'est de manière logique que j'ai enchaîné avec le 3ème tome de la série "Les dieux du campus" pour partir à la découverte du charismatique et un brin arrogant Dante. Une plongée dans un tome qui s'annonce explosif grâce à ce nouveau Service Presse pour l'envoi duquel je remercie vraiment Hugo New Romance.
Voilà un tome dont j'ai adoré le ton et qui se termine donc sur un beau coup de cœur malgré un début qui m'a un peu effrayée – auront la référence celles/ceux qui l’ont déjà lu -.
C'est à nouveau dans un contexte assez sportif que cette histoire va se développer entre deux personnages qui créent la surprise en terme de relations. Une rencontre explosive à l'origine de laquelle se trouve Dante, frère de Sander et membre de la colocation. Cheerleader passionné, rêvant d’atteindre les sommets de la réussite, il se donne à fond dans cette passion pourtant décriée mais à laquelle il doit beaucoup et ne vit quasiment que pour ça. Jusqu’à ce que déboule dans sa vie, de manière assez percutante, Blake qui est totalement éloignée de ce monde dans lequel il évolue. Ils n’ont en commun que l’amour du sport puisqu’une carrière prometteuse attend Blake dans le MMA. Ancrés chacun dans des certitudes qu’ils pensent inébranlables, ils ne sont pas prêts pour une attirance qui se fait insistante et qui pourrait mettre à mal leurs volontés respectives.
Quand j’arrive sur le 3ème tome d’une série, il y a toujours une petite appréhension légitime qui s’invite dans mon esprit et qui me fait osciller entre crainte et impatience d’ouvrir un nouveau chapitre d’une nouvelle histoire. C’est bête mais c’est ainsi car impossible de ne pas me dire « Vais-je aimer autant que les précédents ? ». Et là, il ne m’a pas fallu longtemps pour être rassurée puisque j’ai adhéré à 100% à ce que les auteures proposaient dès le début – si je laisse de côté une scène qui m’a déplu -.
- Merde. J’aurais peut-être dû regarder où j’allais.
Parfois, je suis capable de dire des conneries aussi grosses que moi.
- Ah bon ? Tu crois ?
Dans les tomes précédents, même s’il est présent, Dante est un personnage qui n’est pas spécialement mis en avant et dont on ne sait que peu de choses, si ce n’est qu’il est le frère jumeau de Sander. Et avoir la possibilité de le découvrir au travers de cette histoire n’a été que du bonheur, même si ça n’a pas été toujours rose du début à la fin.
On ne peut pas faire plus opposés que Dante et Blake qui vivent dans deux mondes différents. Mais ne dit-on pas que les opposés s’attirent ! Ok ils s’attirent mais ça ne fait pas tout, bien évidemment et heureusement ai-je envie de dire. Parce que là on entre dans tout ce que j’aime où la dynamique entre les personnages est de toute beauté et qui promet un très beau moment de lecture.
A l’exception d’une seule chose, j’ai vraiment tout aimé dans ce 3ème tome qui m’a fait passer par une palette d’émotions version XXL. Les auteures sont allées chercher au plus profond de ce personnage masculin qui est bien loin de ce qu’il veut laisser paraître. J’ai adoré cet aspect de l’histoire, qui s’installe lentement telle une intrigue et qui se fond avec tout le reste.
Dante est un personnage qui est drôle, persévérant, arrogant juste ce qu’il faut et qui a un côté très attentionné qui ne peut que faire craquer. Il est aussi très sensible, ce qui est un point très positif pour moi. Blake est une jeune femme très simple, qui se soucie peu du qu’en-dira-t-on et dont le côté atypique apporte pas mal d’originalité à ce duo, à première vue, assez improbable. Je les ai aimés séparément mais encore plus dans leurs échanges et dans l’amitié qui s’installe doucement, comme une évidence, pour déboucher sur une belle complicité.
« Une chose est certaine, les armes des guerrières modernes sont tranchantes. Mon ego d’homme l’aura compris à ses dépens ce soir »
Malgré un début qui peut prêter à confusion, c’est un beau slow burn qui nous attend pour un friends-to-lovers de grande qualité où il y a beaucoup de tendresse et une belle authenticité qui apporte une belle dose de réalisme. Ce que j’ai vraiment apprécié dans cette relation c’est l’attention que Dante porte à Blake – la réciprocité se vérifiant également - et le respect qu’il a envers elle. C’est très touchant.
« Je connais la junkie à l’adrénaline, et dire que cette fille est devenue une obsession est un sacré euphémisme »
Cette histoire met aussi en avant la relation qu’entretient Dante avec son frère jumeau qui est basée sur un amour indéniable mais qui va être durement mise à l’épreuve à cause de rancœurs passées envahissantes. J’ai adoré en apprendre plus sur eux, sur leur passé, sur leur relation et sur les faiblesses qui peuvent les fragiliser. Certains passages sont durs mais nécessaires et surtout tellement beaux malgré la noirceur des thèmes qu’ils soulèvent.
« On est jumeaux, ça aide. Mais oui, on a toujours été proches. A certains moments plus qu’à d’autres. Ça n’a pas été évident quand on était ados… »
Encore une fois, les auteures font évoluer leurs personnages autour d’un thème sportif qui n’est pas envahissant et qui n’apporte aucune lourdeur et aucune longueur à la lecture. Elles savent parfaitement retenir notre attention avec une jolie dose d’humour, des échanges piquants, des moments de tendresse et en jouant avec la corde sensible de nos émotions mises à rudes épreuves. C’est un tome vraiment bien abouti dans lequel l’amour évolue vers quelque chose de fort et de puissant et dans lequel le thème de l’amitié est une nouvelle fois bien présent grâce aux personnages secondaires qu’on adore retrouver par petites touches.
C’est un tome tellement riche en émotions avec lequel les auteures lient un peu plus notre cœur à ces Dieux du Campus qui n’ont au final que cette image qu’on leur prête et qui se révèlent être bien différents que ce que les apparences trompeuses veulent nous laisser croire. Avec Dante, elles nous plongent dans une histoire plus complexe, plus profonde, plus touchante – bien que la précédente l’était déjà – et c’est vraiment une très belle surprise. J’avais adoré le couple Leander/Nyx mais là, j’avoue que je ne suis plus sûre de rien. En attendant d’arriver à me décider, je vous conseille vraiment de vous plonger dans cette série qui ne me laisse pas insensible. Alors, très belle lecture !
Les dieux du campus #2 : Sander / Phoenix B. ASHER & F.V ESTYER
C'est sur une romance M/M que se poursuit la découverte de la série "Les dieux du campus" avec un 2nd tome sur Sander, le meilleur ami de Leander et frère de Dante. J'avais vraiment bien accroché avec Sander et j'avais hâte de me plonger dans son histoire. Voilà qui est fait grâce à Hugo New Romance que je remercie sincèrement pour ce Service Presse.
Soyons honnêtes : c'est dans une toute autre ambiance qu'à lieu l'évolution de cette lecture qu'on ne peut en rien comparer à celle de Leander. Mais il n'empêche que j'ai adoré cette histoire même si ce n'est pas un coup de cœur une fois terminée.
« Une rage brûle en moi depuis des années. Je sais que ce soir, elle n’aura pas d’exutoire. Elle restera tapie dans mes entrailles jusqu’à ce qu’elle fasse ressortir le pire de moi et que j’explose »
J'avais adoré découvrir Sander en tant que personnage secondaire - surtout au contact de Nyx - mais là, une fois mis sur le devant de la scène, c'est une autre facette de lui que l'on prend de plein fouet. Et ce n'est pas désagréable de le percevoir si différemment. Celui qu'on a pu rencontrer blagueur, avec un comportement léger se révèle être ici, un homme sensible caché sous une carapace faite de virilité indéniable.
Ce footballeur attachant est sensible lorsqu'il s'agit notamment de Jeremiah, talentueux hockeyeur pour lequel son attirance est si forte mais pas forcément partagée de manière assumée. On sait qu'une amitié les a longtemps liés mais qu'un dérapage non contrôlé a séparés. De l'amour à la haine, malgré l'alchimie qui semble les unir, c'est une succession d'affrontements, de tensions, de mots durs qui va jalonner leur relation conflictuelle.
C'est un schéma assez complexe qui caractérise cet enemies-to-lovers car on est clairement sur une romance très psychologique rythmée par une atmosphère parfois lourde et pesante qui lui donne un rythme moins soutenu et un côté plus sombre où les joutes verbales sont de toute autre nature.
La sensibilité est clairement un point commun qu'ont Sander et Jeremiah mais qui ne s'exprime pas de la même façon chez l'un ou l'autre. Ce qui les différencie, de manière nette, c'est que l'un assume sa préférence sexuelle alors que l'autre, consumé par un mal être oppressant dicté par une colère et une rancœur exacerbées, fait tout pour la nier, jusqu'à aller dans certains comportements extrêmes et blessants. L'alchimie est pourtant bien là mais une certaine réserve vient compliquer l'histoire.
« Ça aurait pu être toi. Ça aurait dû être toi. Et tu es l’unique responsable de cet échec »
C'est avec une certaine pudeur mais aussi une dureté que les auteures nous plongent dans cette histoire qui porte des thèmes forts tels que le harcèlement, l’homophobie, les préjugés, les troubles comportementaux, l'acceptation de soi, etc... Mais heureusement, ce côté drama est contrebalancé par la présence, à nouveau, des personnages secondaires qui apportent un peu de souffle permettant de faire éclater une bulle opaque dans laquelle le contexte pourrait facilement enfermer l'histoire et ses protagonistes.
« Lorsque mon cerveau se met en pause, je ne souffre plus de ce mal qui me ronge. Je ne risque plus de blesser les personnes les plus proches de moi »
Dans ce tome, les auteures ont vraiment travaillé la force des sentiments qui met à mal tant Sander que Jeremiah dans une bataille intérieure différente certes mais bel et bien présente. Alors j’avoue que parfois j’aurais aimé que ce dernier dépasse ses peurs et ses doutes pour assumer ses sentiments dans un monde où il faut une sacrée force mentale pour passer outre les violences verbales et morales. Mais d’un autre côté, tout dans l’écriture et le cheminement de l’histoire fait qu’il ne pouvait pas en être autrement sous peine d’enlever toute crédibilité à l’histoire et à l’environnement dans lequel elle évolue.
On ne peut pas dire que cette lecture est de tout repos car elle nous fait passer par pas mal d’émotions. Plus d’une fois tout ce que Sander traverse et subi m’a fait terriblement mal au cœur pour lui qui est tellement touchant et qui ne mérite qu’une chose : être heureux comme il l’entend. Mais heureusement, pour lui et pour nous, la bande soudée qu’on aime retrouver est là pour tempérer une situation qui pourrait vite tourner en rond – surtout Nyx qui est très proche de Sander -.
Bien entendu, j’ai été fortement touchée par Jeremiah qui subi une sorte de pression et qui se livre à un combat intérieur d’une grande intensité. Quand deux personnages tels qu’eux souffrent, il est impossible pour moi de faire un choix en terme de préférence. Les sujets sont très sérieux, très forts, les personnages sont impactés de manière tellement réaliste qu’il m’est impossible de ne rien ressentir ou de ressentir plus pour l’un que pour l’autre.
« Toute ma vie, je suis resté au bord du précipice sans oser sauter parce que j’avais peur de ce que je trouverais en bas »
Ce que j'aime dans les romances M/M c'est la manière de ressentir les choses, notamment les sentiments des personnages. Je ne saurais pas expliquer pourquoi mais je suis toujours beaucoup touchée par ces histoires où les protagonistes masculins cachent derrière leurs muscles et leur virilité, une certaine sensibilité que l'on ressent de manière plus forte. Comme si les sentiments étaient plus accentués par rapport à du M/F.
« Une part de moi veut qu’il ressente la même chose que ce que j’éprouve quand je le regarde évoluer sur le terrain. Je veux sentir son regard me brûler, jusqu’à me réduire en cendres »
Une chose qui m'a interpellé, peut-être que je me trompe, c'est l'impression que le côté sportif - sans que cela soit forcément gênant - domine plus largement le côté université qui m'a semblé bien moins présent. Le contexte y est certainement pour beaucoup puisque Sander et Jeremiah sont tous les deux sportifs et même si c'est au sein des équipes universitaires, il m'a manqué un petit quelque chose pour atténuer ce ressenti.
Je ne lis que très rarement des M/M mais j’avoue que c’est un genre qui ne me déplaît pas du tout puisque l’aspect psychologique et les ressentis sont toujours différents, selon moi bien sûr, que dans les romances M/F. Et dans ce tome, les auteures mettent ce genre littéraire à la portée de n’importe quelle lectrice – de la plus novice à la plus expérimentée – car on est vraiment sur une très belle histoire, qui nous malmène certes, mais qui aborde le thème de l’homosexualité avec beaucoup de pudeur, de sensibilité, de sincérité et de bienveillance. L’une de ces auteures, F.V ESTYER, n’en est pas à son premier essai puisqu’elle connue et reconnue dans la romance M/M depuis quelques années déjà. Donc ce tome, associée à son acolyte, ne pouvait qu’être réussi.
Si vous craignez encore de vous lancer dans le M/M, laissez-vous tenter par l’histoire de Sander & Jeremiah qui saura vous faire oublier vos craintes et vous ouvrira peut-être les portes d’émotions nouvelles. Alors, très belle lecture !
Les dieux du campus #1 : Leander / Phoenix B. ASHER & F.V ESTYER
Dernière série découverte pour cette année 2022 et pas des moindres : "Les dieux du campus" en 4 tomes de Phoenix B. ASHER et F.V ESTYER. Je l'attendais avec impatience puisque j'aime assez le trope "université" et que ce sont deux plumes que je connais mais séparément. Donc, qu'est-ce que ça peut bien donner une fois réunies ? Merci infiniment à Hugo New Romance pour l'envoi de ce Service Presse.
Et bien, l'association de ces deux plumes est assez réussie puisque j'ai dévoré ce tome en à peine quelques heures. Si j'aime assez le côté université, je suis moins attirée par celui sportif qui lui est associé et qui est représenté par Leander, quaterback prometteur dans l'équipe de foot. Et pourtant, l'association des deux fonctionne très bien. Une tête bien faite dans un corps bien fait, avec pour point négatif non négligeable : Leander sait qu'il est beau et que les filles sont folles de lui ce qui fait gonfler son ego de manière démesurée. Toutes sauf Nyx qui va croiser sa route de manière peu conventionnelle et qui fait démarrer l'histoire sur une note plus enemies-to-lovers qu'autre chose. Pas du genre à s'excuser face à ce personnage, la jeune femme a un beau sens de la répartie et aime avoir le dernier mot. Et face à elle, Leander n'est pas habitué ce qui laisse présager une suite épique et pimentée niveau échanges. Bienvenue à St Charles !
- Si tu veux que je me désape, suffit de le demander. Pas la peine d’imaginer un stratagème élaboré pour parvenir à tes fins, tu sais.
- Stratagème élaboré ? répète-t-elle, en haussant les sourcils. Fais gaffe, avec toutes ces syllabes, ton cerveau va finir par exploser.
J'ai adoré ce 1er tome qui est un beau coup de cœur malgré le fait qu’il m'a manqué un petit quelque chose sur un des aspects de l'histoire. Mais sans gravité bien sûr.
Cette histoire ne démarre pas sur un coup de foudre au premier regard vu la rencontre entre Leander et Nyx. Et quelle collision entre ces deux personnages que rien ne prédestine à finir ensemble. Leander peut se montrer assez imbu de sa personne tant son assurance est élevée, surtout concernant son rapport aux femmes. Il vit dans une coloc exclusivement masculine, entouré de ses meilleurs potes, dans un univers très masculin et donc avec une mentalité très particulière. Une relation qui commence assez mal, heureusement sinon ça ne serait pas du tout attrayant !
- Tu es… commence-t-elle.
Je me tourne vers elle et constate qu’elle a le regard rivé sur mon torse nu, qu’elle mate sans se cacher. Ouais, vas-y, profite de la vue, parce que ça ne va pas durer. Apparemment subjuguée par mon physique, elle oublie de finir sa phrase. Je décide de l’aider, n’ayant pas l’intention de passer des heures dans cette salle de bains à l’odeur infecte, avec une fille bourrée et habillée comme si c’était Halloween.
- Je suis… ?
- Un sacré connard, rétorque-t-elle.
Puis sans me laisser le temps de répliquer, elle me repousse violemment, ouvre la porte et disparaît. Encore une fêlée !
Lorsque Nyx déboule dans cette bande, sans crier gare, Leander va se trouver face à un problème de taille : une femme qui lui résiste et qui n'hésite pas à le recadrer en ne machant pas ses mots et ses réflexions. De cet affrontement rafraîchissant vont naître des surnoms qui prêtent évidemment à sourire et qui font qu’on s’attache rapidement à ce duo qui fonctionne parfaitement et apportent un très beau rythme à l’ensemble.
« Déjà fini, Zeus ? l’interpellé-je lorsqu’il passe près de moi. Tu sais quand on dit « à la vitesse de l’éclair », c’est une métaphore. Pas la peine de tout prendre au pied de la lettre, surtout au pieu »
Dans ce 1er tome de la série, les auteures ont su éviter de tomber dans les clichés habituels des romances universitaires et ont su respecter bon nombre de codes de la romance universitaire avec une ambiance bien présente tout au long du roman. Elles nous immergent totalement dans la vie de ce groupe de potes très soudés et dans leur coloc où la notion de fraternité est très importante.
« On ne choisit pas les personnes avec lesquelles on partage les liens du sang »
Lorsqu’on découvre Leander la première réflexion pourrait être « encore le même type de personnage » mais finalement on se rend très vite compte que ce n’est qu’un leurre. Et forcément, j’ai adoré ça. Ok, il a ce petit côté badboy nécessaire dans ce genre d’histoire mais sous cette façade se cache autre chose notamment quelques failles soigneusement tenues secrètes, qui le rendent si touchant. Et je dois reconnaître que j’ai vraiment accroché à ce que personne autour de lui ne pourrait imaginer.
Concernant Nyx malgré son petit côté un peu déjanté qui est en totale opposition avec l’éducation qu’elle a reçue et dont elle veut s’affranchir, on sent qu’elle aime les gens. Elle a le contact facile - surtout avec Sander - mais le seul bémol dans sa vie c'est sa famille avec qui les relations sont tendues et qu'elle a choisie de fuir. Même si j'ai compris son ressenti, il m'a manqué plus que ce que les auteures proposent pour éprouver quoi que ce soit envers ce pan de son histoire. Les rapports téléphoniques ne m'ont malheureusement pas suffi pour adhérer à son passif émotionnel.
« J’ai peur aussi. Peur des sentiments que j’ai pour toi. Peur de ne plus exister que par toi et de devenir une coquille vide. C’est trop fort et trop intense. Et ça me fout une trouille bleue »
Par contre, j’ai adoré ses traits de caractère et ce sens de la répartie qu’elle entretient du début à la fin et qui apporte un rythme très entraînant à cette histoire face à Leander qui n’est pas en reste. Chacun voulant toujours avoir le dernier mot, autant dire que les échanges sont le gros point fort de ce roman. Et j’ai adoré sa relation avec Sander qui illustre également le thème de l’amitié qui est déjà très présent.
C’est un roman qui se lit vraiment facilement que signent-là les auteures dont les plumes se marient à la perfection. L’alternance de points de vue et de chapitres courts apporte un sentiment de fluidité déconcertant et le style d’écriture qui décrit si bien les sentiments donne une impression de protagonistes qui collent avec une réalité non négligeable. Leurs qualités et leurs défauts, leurs forces et leurs faiblesses nécessaires au réalisme sont justement abordés et développés avec des thèmes forts tels que la reconstruction. Elles nous offrent des personnages forts mais qui cachent en eux une belle douceur qui n’est pas évidente au premier abord.
« Personne ne peut décider à ta place ce que sera ta vie »
Moi qui ne suis pas une adepte des thèmes sportifs, j’ai apprécié le juste dosage que les auteures ont apporté, qui n’alourdit donc pas le récit mais qui permet de suivre tous les personnages dans leur vie de tous les jours. Ça passe tout seul et nous maintient dans une attente constante de la suite.
C’est une belle entrée dans ce monde que nous proposent ces deux talentueuses auteures, qui nous permet de poser les bases d’une belle amitié et qui nous invite dans une romance sweet spicy – ni trop, ni trop peu – à laquelle j’ai vraiment adhéré en tous points. Et je n’ai qu’une hâte : voir ce que la suite va réserver avec le 2nd tome sur Sander. Avis à suivre, donc. Très belle lecture !
Le bagage de l'âme / Créoline de VENFRE
« Un beau souvenir… c’est le bagage de l’âme »
Deuxième écrit de Créoline de Venfré dans lequel je plonge avec bonheur et duquel je ressors conquise. Réellement conquise. Encore une fois, nous sommes sur quelque chose d'atypique sous la plume d'une auteure qui, définitivement, n'est pas comme les autres.
C'est dans un univers très particulier que l'auteure nous emmène en voyage. Car on est bien sur un voyage initiatique qui explore la condition humaine et toutes les essences qui la composent. Et c'est au travers de la vision d'une créature qu'aucun humain ne peut voir que l'on voyage au rythme des rencontres qui vont jalonner cette quête d'identité mais aussi la quête de l'autre auquel cette entité souhaite s'attacher.
« Il n’y a aucune beauté dans la répétition ! Un beau souvenir se conjugue au singulier sur le mode de l’extraordinaire ! »
Elle, celle qui accompagne chaque être humain, c'est un Aoratosome qui après un long Apprentissage doit partir en mission sur Terre. Lui qui se définit comme la Différence va se trouver successivement mis en présence d'autres éléments tels que lui et prenant chacun la forme invisible d'un trait de personnalité ou d’une émotion.
C'est un chemin semé d'embûches, de moments de doutes et d'incompréhension, sur lequel ses propres sentiments – pour peu qu’il en ait - vont être mis à jour. Et c'est de manière douce et très poétique que Créoline nous accompagne dans ce périple qui raisonne et est perçu comme une exploration interne et émotionnelle de son propre moi.
« La Douleur est sourde. Sourde et silencieuse. Il lui arrive quelque fois de s’éloigner, mais elle revient toujours, de façon ponctuelle »
En chacun d'entre nous il y a des choses tellement différentes – les bonnes comme les mauvaises - et c'est bien ce qui fait la diversité humaine. Et au travers de cet écrit et avec des mots si divinement assemblés, Créoline nous fait prendre conscience de tellement de choses, comme si sur chacun d'entre nous veille une entité directrice et protectrice.
"Le bagage de l'âme" est un écrit prenant et surprenant qui nous fait vivre les émotions d'un personnage sans nom que l'on peut penser, au départ, dépourvu de tout sentiment. Mais même si l'enveloppe corporelle est absente, la pensée est bien là. Et quelle pensée !
Si l'écrit démarre sur un rythme peut-être assez calme, il prend vite une autre dimension dès lors que l'auteure y insère des connaissances personnelles qu'on ressent comme importantes pour elle, qui lui tiennent vraiment à cœur. Et c'est dans l'Académie, école où la Différence va se sentir comme chez elle, que l'histoire prend tout son sens et où s'installe ce besoin, pour le lecteur, de tourner les pages sans s'arrêter pour connaître l'issue qui est réservée à toutes les Différences rencontrées et à notre Aoratosome lui-même.
« C’est important de s’aimer soi-même. Peut-être qu’en t’aimant toi-même, tu apprendras à aimer les Hommes comme moi je les aime ! »
Écrire une telle chronique est un exercice difficile car il y a un grand risque de spoiler l'histoire. Et j'avoue, en relisant mes mots, que je me demande si on ne va pas penser si comme on dit "je n'ai pas fumé...". Car lorsque le réel et l'irréel se confrontent, c'est assez particulier. Parce que là, on est encore en présence d'un écrit qui se vit, dans lequel on se laisse porter telle une bulle légère - pour qui aura la référence - qui vole et se déplace là où les sentiments veulent la faire aller pour trouver des réponses à ses questions mais aussi son propre bonheur même s'il ne se matérialise pas de manière habituelle.
« Tu mets de la beauté dans tout ce qui n’avais jamais été imaginé auparavant »
Dans ce roman très court, Créoline a su entourer son Aoratosome de personnages uniques qui, même s'ils sont nombreux, ne sont que des passagers éphémères qui montent et descendent de ce qu'on peut considérer comme le train de la vie. Chacun apporte ce qu'il est, ce qu'il ressent pour que le processus de quête soit vraiment complet.
Mais il y a un personnage, celui que l'Aoratosome ne pensait pas un jour rencontrer, qui se démarque des autres et qui va avoir un rôle essentiel sans jamais faillir. C'est Emma, une humaine, qui va créer la surprise et amener le rythme que l'on attend dans cette histoire. Personnage déjà rencontré dans "Et démuseler le bonheur", l'auteure a su lui accorder une place de choix pour permettre à ses lectrices de la retrouver et d'en profiter un peu plus.
Et pour une surprise, c'en est une belle puisque je ne m'attendais pas du tout à la tournure qu'allait prendre l'histoire dès qu'Emma prend sa place légitime. Là je ne peux pas (et ne veux pas surtout !) trop en dire pour ne pas gâcher tout le travail de l'auteure autour de ce
personnage clé. Mais l'histoire sans Emma n'aurait aucun sens, c'est ce qu'il faut retenir.
Sous le côté atypique de l'écrit se cachent des thèmes forts que l'auteure a su aborder avec beaucoup de simplicité et de pudeur puisqu'elle nous les fait ressentir avec ce qu'il faut de justesse. On ne passe pas par des émotions fortes mais par des émotions dont la constante sérénité est appréciable. Et jusqu'à la fin, malgré certains retournements de situation, c'est bien cette sérénité qui nous accompagne, quelle que soit l'issue qu'il est impossible de deviner.
« L’essentiel n’est pas de toujours avoir les réponses ; l’important est de toujours se poser les bonnes questions »
Comme à chaque fois que ça m'est possible, je me suis procuré ce qui s’apparente à un conte plus qu’à une simple histoire sur la quête de soi et la différence, sur le site de l'auteure directement. Car la particularité des écrits de Créoline, si on commande auprès d'elle directement, c'est qu'au travers d'annotations insérées dans le roman c'est un petit bout d'elle qui nous accompagne dans notre lecture. Ça avait déjà été le cas pour "Et démuseler le bonheur" et je peux vous assurer que ça fait toute la différence avec une lecture "classique".
Qu'on se le dise, et qu'on le garde bien à l'esprit, Créoline de VENFRÉ n'est pas une auteure comme les autres. La poésie qu'elle arrive à mettre dans ses écrits fait qu'elle se démarque de manière certaine et son écriture ne trouvera aucune comparaison possible pour tran
smettre des messages forts et importants.
Parce ce qu'avec une telle plume il faut savoir lire au-delà des lignes et des mots pour apprécier tout l'amour et le travail que cette auteure a voulu partager de la plus belle des manières. Et la plus belle des récompenses serait qu'à votre tour vous n'hésitiez pas à la découvrir et à partager avec elle de la même façon qu'elle partage avec nous. Alors très belle lecture !
Love you, forgive me / Elodie FRANCOIS
Après avoir longtemps hésité à retenter la lecture avec une narration externe, et parce que ça faisait un petit bout de temps que je voulais découvrir les romans d'Elodie FRANÇOIS, c'est avec "Love me, forgive me" paru chez Harper Collins dans la collection digitale &H que je me suis plongée dans la découverte de la plume de cette auteure ô combien talentueuse.
J'avoue que la narration externe n'est pas ce qui m'est le plus facile à lire mais là, je n'ai pas vraiment eu le temps de m'en préoccuper puisque j'ai dévoré ce titre en à peine quelques heures. Entre Strasbourg et Rome, l'auteure n'a eu aucune difficulté à capter mon attention.
J'ai choisi ce titre pour découvrir l'auteure pour plusieurs raisons. Bien entendu, pour l'histoire que rend très attrayante un résumé certes un peu léger mais tout de même très accrocheur. - même si j'avoue qu'il ne rend pas hommage au contenu -. Puis, toujours très sensible aux couvertures, celle de ce roman n'a eu aucun mal à marquer beaucoup de points ; elle est sublime même si je ne visualise pas les personnages ainsi. Enfin, sachant que ce titre n'est disponible qu'en numérique, j'ai pu me le procurer tout de suite pour pouvoir me faire une première idée.
Donc, pourquoi attendre pour partir à la rencontre de Viviane dite Ivy, jeune éditorialiste strasbourgeoise qui s'apprête à monter sur Paris pour l'événement annuel incontournable qui pourrait bien voir, cette année, sa consécration professionnelle.
Hébergée dans une somptueuse suite avec vue sur les Champs-Elysées, quelle n'est pas sa surprise lorsqu'elle découvre un homme sexy en diable, dans le plus simple appareil, dans sa salle de bains. Simon, journaliste strasbourgeois d'origine mais travaillant à Rome, est également présent pour ces 3 jours événementiels. Mais lui ne semble pas plus gêné que ça par la mésaventure qui leur arrive. L'hôtel étant complet, ils n'ont de toute façon pas d'autre choix que de faire chambre séparée heureusement mais salle de bain commune.
Sauf que Simon n'est pas n'importe quel Simon ! Il est celui des années collège/lycée d'Ivy et dont elle était folle amoureuse. La jeune femme, bien que toujours complexée, est devenue méconnaissable. Et si le Simon d'aujourd'hui la voyait autrement ! Mais 3 jours c'est court et lorsque les masques devront tomber, les souffrances du passé pourraient bien refaire surface.
« Trois jours… je vais passer trois jours avec celui dont j’étais folle amoureuse autrefois »
J'avoue que je ne m'attendais pas à une telle histoire que je pensais plus légère vu le résumé. Alors attention, je ne dis pas qu'on est dans une histoire dramatique mais l'auteure signe-là une romance poignante dans laquelle la situation de ses personnages soulève des sujets sérieux, parfois durs mais toujours traités avec beaucoup de mesure.
Ce genre de sujets est assez classique en romance mais le fait qu'ils soient abordés en narration externe, leur donne une autre dimension et nous les fait appréhender de manière différente. Je serais même tentée de dire que le ressenti de certains passages est encore plus fort car développés de manière plus complète.
« C’est toujours plus simple de se borner à l’apparence que de chercher à creuser pour découvrir qui sont ceux qu’on a face à soi. En réalité, je crois que c’est toi qui ne m’as jamais vu »
Pour un 1er essai avec cette plume, c'est une très belle réussite que cette lecture dans laquelle rien n'est enjolivé. Car c'est bien une romance semée d'embûches, de doutes, de souffrances, de non-dits qui attend ces deux personnages tellement attachants. Après un début ressenti comme drôle et léger, on se dirige progressivement vers quelque chose de plus profond et de captivant de par le contenu.
J'ai vraiment apprécié la maturité qui anime Ivy et Simon même si parfois leurs faiblesses ne leur facilitent pas les choses, ni les bonnes prises de décisions. J'avais un peu peur, avec ce type de scénario, de me trouver face à des protagonistes "girouettes" et finalement, ça n'a pas été le cas.
Alors oui, il y a des moments où je me suis agacée toute seule après eux mais c'est bien le but d'un roman : nous faire réagir, même si c'est une romance. Et puis quand on découvre les thèmes qui se cachent sous l'histoire, on ne peut qu'être plus indulgente.
Je ne vais pas spoiler ces thèmes mais je dois reconnaître que, pour ce qui concerne Simon, l'auteure a parfaitement géré tout ce qui fait de lui un homme bien loin de celui qu'on découvre au tout début. Au fil des chapitres, il s'ouvre un peu plus, il montre ses forces et ses faiblesses, ses certitudes comme ses doutes. Et je peux vous dire qu'elle ne l'a pas épargné du tout.
« Accepter ses failles, c’est faire preuve de courage, il paraît… Reconnaître qu’on a un problème l’est également »
Face à lui, Ivy apparaît comme le calme qui pourrait apaiser la tempête. Elle sait faire table rase du passé pour se concentrer sur l'homme d'aujourd'hui qui sait se montrer tel qu'il est réellement. Jeune femme talentueuse, très posée, très réfléchie, ses souffrances - même si bien réelles - semblent de moindre importance par rapport à celles de Simon.
Et j'ai apprécié que l'auteure n'ait pas trop surchargé la personnalité de son héroïne, en prenant pour prétexte une estime d’elle-même mise à mal, pour développer, comme il se doit, celle de Simon. Sinon, l'histoire aurait été vraiment pesante.
« Toute sa vie elle avait été raisonnable, entravée par ses complexes et son manque d’assurance. Ne pouvait-elle pas pour une fois se laisser aller ? »
Dans ce roman, l'auteure a su construire une romance qui prend son temps, avec des personnages qui vont s'accorder le temps nécessaire pour apprendre à se connaître enfin, à s'apprivoiser et pour assurer une certaine viabilité à leur histoire vu les circonstances et la distance qui les sépare. Mais rien n’est jamais acquis d’avance…
J'ai trouvé que dans cette histoire il y a une belle dose de romantisme et de douceur au travers des gestes, des regards, des paroles, des attentions et des lieux dans lesquels l’auteure nous emmène au côté de ses personnages. Toutes ces choses sont ressenties de manière douce mais forte à la fois. L'auteure n'a pas cherché à en faire trop, en restant dans une représentation, de la plus belle simplicité, de l'histoire d'amour. Et j’ai surtout apprécié qu’il n’y ait jamais de surenchère avec d’éventuelles tensions qui apportent une impression de tourner en rond.
« J’ai terriblement envie de t’embrasser, murmura-t-il, si bas que sa voix semblait n’être qu’un souffle. Et je crois que si je ne le fais pas maintenant, je vais le regretter… »
Là où elle m'a agréablement surprise, c'est sur le fait qu'elle soit vraiment restée concentrée sur la romance et tout ce qui peut l'impacter. A aucun moment, le journalisme n'est venu alourdir l'ensemble puisque finalement très peu évoqué. Il s'agit juste d'un lien entre les deux héros. Il n'en fallait pas plus. Et il en est de même avec les personnages secondaires qui sont assez peu nombreux – gros point positif – mais qui interviennent toujours au bon moment pour que l’histoire ne parte pas dans toutes les directions, surtout Leandro, le meilleur ami de Simon.
« S’il y a une ouverture, enfonce-toi dans la brèche et ne regrette rien ! »
Dans certains chapitres, l’auteure a intégré quelques flashbacks de la vie de Simon pour mettre en lumière certains faits marquants qui peuvent impacter son histoire dans le présent. C’est quelque chose que j’aime toujours retrouver, lors de mes lectures, et là, ils ont été parfaitement dosés pour appuyer certains points importants.
En ce qui concerne l’écriture d’Elodie FRANCOIS, si je laisse de côté la narration externe, je ne suis pas du tout surprise qu’elle me convienne à 100%. Le texte est vraiment soigné – dans tous ses aspects -, pour le coup ma lecture a vraiment été fluide – oui, oui, pour une fois je le dis – et quel plaisir de se plonger, sans jamais être perturbée, dans une telle qualité. Ce n’est, bien sûr, pas un cas isolé mais il est toujours important de le souligner !
Lire à la 3ème personne est un exercice qui n’est pas toujours évident pour moi et il me faudra certainement plusieurs années de pratique pour être aussi à l’aise qu’avec une narration interne. Mais je suis quand même bien étonnée d’avoir lu ce roman aussi facilement et aussi rapidement alors que c’était ma principale crainte. D’autant plus sur un format numérique que je ne réserve plus que pour les Services Presse car moins confortable pour moi.
Et je suis ravie d’avoir à nouveau suivi mon instinct en achetant, sur un coup de tête, ce titre qui aurait très bien pu finir en abandon. Ce qui est loin d’être le cas car, même si ce n’est pas un coup de cœur, c’est une plus que belle lecture qui a su m’émouvoir et qui me conforte dans mon idée que je dois découvrir encore un peu plus cette auteure. Et je vous invite à le faire aussi, bien évidemment. Mon prochain rendez-vous la concernant étant « Every time you need me » qui paraîtra le 2/11/2022 ! J’ai vraiment hâte. Alors, très belle lecture !
Le vacarme des étoiles - I. H MEY
C'est sur un énorme coup de cœur que s'est achevée ma découverte de la sublime histoire de I.H MEY, issue des Stories by Fyctia qui peuvent cacher de très belles perles littéraires. Et c'est bel et bien le cas, selon moi, avec "Le vacarme des étoiles" qui m'a transportée dans un moment de lecture trop peu souvent égalé en terme d'émotions et de qualité d'écriture. Merci infiniment à SBF pour l'envoi de cette merveille !
Car c'est bien par toute une palette d'émotions que cette talentueuse auteure m'a fait passer. Et ça tout au long de ma lecture qui a connu des étapes parfois si intenses, au-delà de ce qui est imaginable en lecture.
Tout est si bien construit, si bien pensé, si bien développé et si bien écrit, que ce romantic-suspense est pour le coup - moi qui n'aime pas employer ce mot - très addictif une fois qu'on a plongé dedans.
Passionné par son emploi d'éducateur sportif, Adel, jeune métis de 22 ans, se trouve dans une impasse professionnelle au bout de laquelle se trouve son employeur qui, sur la base de présomption d'appartenance au milieu islamiste, l'oblige à suivre, depuis quelques semaines, une thérapie avec Lyra, jeune psychologue du travail, de 24 ans, vivant et exerçant à Paris.
Mais lorsque celui-ci émet l'idée que leur relation pourrait dépasser le cadre professionnel, la jeune femme qui ne peut que reconnaître l'attirance qui l'attire vers ce jeune homme plus que séduisant, préfère se retirer de la thérapie de ce patient pour le faire sortir de sa vie.
« Plonger dans ses bras forts et virils ne devrait pas me donner tant envie et pourtant… »
Deux ans plus tard, alors qu'elle pensait avoir chassé Adel de ses pensées, le passé va rattraper Lyra en remettant sur sa route, ce sportif devenu aujourd'hui reconnu sous le nom de "Le faucon". Etoile montante de la boxe anglaise, lui n'a jamais oublié celle qui fut un soutien primordial à une époque charnière de sa vie. Et à qui il doit certainement d'être devenu l'homme qu'il est, bien au-delà du sportif.
Sauf que cet homme, qui n'a rien oublié de son passé et de ses origines, évolue dans un monde bien loin de celui de Lyra et qu'il est entouré par des personnes énigmatiques, froides et peu recommandables pour qui la jeune femme semble représenter une menace.
Lorsque des sujets forts et toujours d'actualité côtoient une romance qui s'annonce sous haute tension, tous les coups seront permis. Coups bas, coups au cœur et coups à l'âme, rien ne sera épargné à nos héros dans cette histoire qui réserve bien des surprises.
Dans les SP Stories By Fyctia de ce mois d'août, "Le vacarme des étoiles" faisait partie de ceux que j'avais vraiment hâte de découvrir. Une couverture sublime qui allie simplicité et efficacité et qui colle parfaitement avec le contenu de base, un titre qui renferme une belle part de mystère et surtout, un synopsis qui fait d'autant plus augmenter le degré d'impatience. Et une fois attaqué, c'est une explosion de bonheur, un vacarme émotionnel bien au-delà d'un simple titre.
J'ai adhéré immédiatement au schéma que l'auteure a choisi pour son histoire, en prenant le temps de poser les bases nécessaires pour que l'ensemble de son roman soit crédible et cohérent jusqu'au bout.
Car on se rend très vite compte que l'on n'est pas en présence d'une romance classique, que l'auteure a vu bien au-delà de ça. Elle a su y associer tellement de thèmes complexes et y inclure tellement de matière pour contenter l'exigence de la lectrice que je suis lorsqu'il s'agit du style "romantic-suspense". C'est incroyablement du très beau niveau ! Oui, oui, c'est bien moi qui dis ça !
« S’aimer très fort ne veut pas dire être capable de comprendre et partager la souffrance de l’autre »
I. H MEY a créé des personnages qui sont la représentation même de la quasi-perfection selon mes critères - car nul n'est parfait, même en littérature -.
La manière dont elle a imaginé le début de leur relation, j'ai adoré tout simplement. La relation "professionnel/patient" sous-entend une notion d'interdit et j'avoue que c'est un trope que j'aime pour tout ce qu'il peut entraîner comme tensions, dérapages et tiraillements. Un thème qui, dès lors qu'il est bien amorcé, peut se révéler être prenant, frustrant et déroutant.
Déroutée, c'est bien ainsi qu'on perçoit Lyra, cette jeune femme qui se doit une certaine retenue professionnelle envers tous ses patients. Sauf que Adel est certes un patient comme les autres mais il dégage un truc en plus, auquel la jeune femme ne peut rester insensible malgré tout le professionnalisme qu'elle y met. Et quelle que soit la période du premier quart du roman (avant/après), c'est une sacrée bataille émotionnelle dans laquelle elle va se trouver engagée. Et j'ai vraiment apprécié que l'auteure reste cohérente, sur une certaine durée, avec ce que l'on attend de cette héroïne.
« Serais-je un jour capable de me dévoiler à lui ? Et dans quel but ? Créer une relation romantique ? Ce serait complètement surréaliste, déplacé… interdit »
Bon, on ne va pas se mentir, Adel, malgré son jeune âge est un homme qui sait ce qu'il veut, qui reste en accord avec ses sentiments et qui peut se montrer déstabilisant tellement il est résistant face à toutes les tentatives de celle qui reste, quoi qu'il en soit, sa thérapeute. Et qu'est-ce qu'il est craquant ! La vie lui a imposé une certaine maturité et j'avoue que c'est un trait de caractère essentiel dans cette histoire. Dès le départ, il s'est montré sous son vrai jour et comment ne pas fondre face à une telle représentation de l'homme presque parfait. J’ai bien dis presque…
« C’est ça, Adel… La passion et l’émotion dans chaque moment »
C'est sur une alternance de points de vues que l'auteure a construit son histoire avec une prédominance pour Lyra. Même si j'ai regretté qu'Adel intervienne moins, l'auteure a toujours su lui accorder sa place à des moments opportuns. L'histoire s'étalant sur un certain laps de temps, il ne pouvait en être autrement.
Dans cette lecture, l'auteure a réussi l'exploit d'arriver à me faire douter avec une histoire, sur un fond un peu obscur, qu'elle a soigneusement développée en maintenant toujours une certaine part de mystère, nous maintenant constamment sur un fil à l'équilibre incertain.
J'ai vraiment apprécié cette manière de suggérer, sans jamais aller trop loin dans la noirceur de certains sujets délicats. Elle est arrivée à ce résultat en s'appuyant sur un personnage secondaire essentiel qui est tellement plein de réalisme, sans être envahissant, que tout le reste suit de manière évidente et se fond parfaitement avec l'ensemble de l'histoire.
Ce réalisme tient aussi, pour beaucoup, à tous les personnages qui interviennent tout au long de ce parcours de vie qui unira toujours, de quelque manière que ce soit, Adel et Lyra. A leur tête il y a bien sûr Mme MADIOU - voisine de Lyra - et Imane LAMBERT - la maman d'Adel -, deux représentations féminines exceptionnelles unies dans un même objectif. Leurs traits de caractère sont tellement pleins de bienveillance et d'amour, qu'on ne peut pas ne pas les aimer. Et même si leurs interventions restent discrètes, elles n'en portent pas moins l'histoire, à leur manière.
« Ne laisse pas les éléments extérieurs faire chavirer votre barque. Tu choisis le cap et le compagnon d’aventure »
Avec la qualité de la plume de l'auteure, on plonge dans ce roman avec une désarmante facilité et plus les chapitres défilent, plus on se rend compte que I.H MEY a peaufiné son histoire dans les moindres détails, ne s'autorisant aucune facilité et n'épargnant rien à ses personnages, ni à ses lectrices.
Être surprise et malmenée dans ma lecture, c'est quelque chose qui m'apporte toujours plus qu’une lecture classique. Car une chose est sûre, "Le vacarme des étoiles" n'est pas une lecture classique.
Elle est étonnante et détonante, elle aborde des sujets qui peuvent être risqués si mal insérés dans une romance et elle interpelle à de nombreuses reprises sur la force des sentiments, sur la puissance de l'amour, sur certaines pratiques qui ne connaissent aucune limite. Et elle ne tient rien pour acquis, même pas un Happy End qui n'a rien d'évident.
« Tu n’es qu’un gamin qui court après ses étoiles. Et tu en as tellement que tu ne sais plus où donner de la tête ! Elles viennent littéralement d’exploser en supernova tes saletés d’étoiles et je refuse d’écouter leur vacarme ou d’en ramasser la moindre étincelle »
C'est dans un véritable ascenseur émotionnel que I. H MEY nous fait monter en se gardant bien de nous préparer à ce qui va nous attendre. Elle manie les mots aussi bien que les retournements de situations avec brio et là, on est gâtées !
Et dans tout ce qui peut s'apparenter à un chaos, elle a toujours su garder la ligne conductrice qu'est la romance. Et quelle romance ! De celle qui passe les épreuves. De celle qui s'autorise le droit de douter, de trébucher, de vaciller mais aussi de se relever. De celle qui comporte tout ce qu'il faut d'amour et de tendresse tel que le mot romantisme l'exige. La romance telle qu'on peut l'idéaliser mais qui au fond n'est pas si éloignée d'une certaine réalité.
En romance, chaque lecture est différente. Il y celle qui n'aurait jamais dû croiser notre route, celle qui nous fait passer un bon moment mais sans plus, celle qui nous marque un peu par certains points et celle qui laisse une trace indélébile par sa qualité et pour tout ce qu'elle nous a apporté et fait vivre. Et c'est, sans nul doute possible, dans cette dernière catégorie que "Le vacarme des étoiles" se classe pour moi. Une lecture marquante sous laquelle se cache une plume très prometteuse sur laquelle je ne peux que vous conseiller de vous attarder le temps de quelques heures inoubliables. Alors, très belle lecture !